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Alex


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Inscrit le: 04 Nov 2008
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MessagePosté le: Mer 7 Jan - 00:49 (2009)    Sujet du message: Textes Répondre en citant

Ben voila, si vous avez composé des trucs, des histoires, n'importe quoi, venez nous le poster ici, ca peut faire germer des idées intéressante de scénario.

Moi je vais mettre les trucs que j'ai gossé pour mon cours de français au début de l'année. Comme ca me vient souvent avec les paroles de chansons, je met la "source" habituellement, et la date de finalisation. Voila.

Coma 
 
            Depuis mon face-à-face sur l'autoroute, tout va pour le mieux. Je dis un accident de voiture, mais ce pourrait tout aussi bien être une chute, une noyade, une overdose de drogues ou bien une tentative de suicide. Qui sait? En fait, tout le monde sait, sauf moi.
            J'ai l'impression que je viens d'arriver, mais je suis peut-être là depuis longtemps.
            Je les ai toutes imaginées, ces façons de me retrouver dans mon état: ébriété au volant, aveuglé dans une tempête de neige, ou les deux à la fois; m'enlever la vie par pendaison, par balle, ou bien j'ai essayé de me tuer avec ma voiture, tiens, pourquoi pas. Le débat est ouvert, j'accueille toutes les propositions. Une seule chose dont je sois à peu près sûr: je ne suis pas mort.
            Si ce n'est pas la mort, ce n'est tout de même pas loin du Paradis: plus aucune pression, plus besoin de se plier aux standards de la société, plus de guerres ni de tous ces problèmes découlant de l'homme. Peut-être qu'on tente de me faire revenir, de réintégrer mon âme à mon corps, mais moi, je suis parti me promener, je ne veux plus jamais revenir, plus jamais remettre les pieds de ma conscience dans ce monde débauché.
Ici, je fais ce que je veux lorsque je le veux. Je fais les rêves qui me plaisent. Ici, la notion de propriété n'existe pas, on "vit" le moment présent. Je n’ai pas de mauvais voisins, que ceux que je crée. Je n'ai pas non plus la moindre notion du temps.
            J'ai passé un moment à regretter mes vieux souvenirs de ma vie: les visites chez ma grand-mère, mon équipe junior de baseball, mes buveries, la première femme à laquelle j'ai uni mon corps, mes débuts avec la voiture de mon père, mon voyage en Égypte... ils ont beau me manquer, ces évènements étaient loin dans ma vie précédente: maintenant, ici, je peux tout revivre à ma guise. Je peux même parler avec mon défunt papa comme s'il n'était jamais parti.
            Mais j'ai passé le plus clair de ce temps indéfini à savourer ma liberté en repensant à mes vieux fantômes : combien de fois, du haut de ma pyramide, ma grand-mère me vit éclater de rire alors que je songeais au patron tyrannique que je ne reverrais plus jamais? Ah, comme j'exulte chaque fois quand j'imagine mes amis hypocrites veillant mon corps inerte, honteux de m'avoir planté le couteau entre les omoplates jusqu'au manche à de multiples reprises lorsque se présentait l'occasion! Une seule pensé me fait frissonner, réveille la colère et suscite des desseins assassins dans mon esprit: il s'agit de ma femme! Cette garce qui me trompait, qui extorquait mes ressources sans scrupule aucun, qui me retint prisonnier auprès d'elle avec cinq enfants que je jure ne pas être de moi! Si je l'avais devant moi...
            Évoquer son image, ses traits, n'est jamais une bonne idée. Ça ne manque jamais de me rendre de mauvaise humeur et d'agiter mes pensées. Je mitraille le tronc des palmiers de mon oasis avec mes poings quand je dresse la liste des coups bas qu’elle m’a portés. Je préfère penser au calme de cet univers intime, la paix que me procure mon imaginaire propre à moi. Dans mes derniers retranchements, tout va pour le mieux.
            Oui, tout est si bon ici... je me sens si léger, je flotte, je m'envole, je monte… trop! Soudainement, je me sens surgir quelque part, j’éprouve une sensation de lourdeur sans toutefois redescendre. Un tourbillon douloureux s'insinue dans ma tête, je sens que l'on tente de m'arracher à mon havre, c'est affreux, mais je n'y peux rien, je suis si las. C’est le noir et le silence, puis mes sens me reviennent. Je ne me sens pas la force de résister. Adieu grand-mère, adieu papa, adieu au chien qui égaya mon enfance...
 

*** 
 
-Vous avez une idée de ce qui s'est passé avec votre mari? demande le docteur. Il n'aurait pas dû nous claquer entre les doigts comme cela!
-Je ne saurais vous le dire, balbutie la femme. Il a ouvert les deux yeux, subitement, et... et...
-Il est mort à cet instant?
-Oui, je crois bien... c'est si triste! Ses amis étaient venus lui rendre visite, même son employeur était venu lui porter des fleurs!
-Probablement le choc, intervint un des proches. Il a dû s’émouvoir de tous nous trouver là, après le calvaire que devait être ce coma.
Alex Filion 
2008/09/17 
Inspiré de la chanson « Coma » par Guns N’ Roses 


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MessagePosté le: Mer 7 Jan - 00:49 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Alex


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Inscrit le: 04 Nov 2008
Messages: 68
Localisation: Boucherville

MessagePosté le: Mer 7 Jan - 00:50 (2009)    Sujet du message: Textes Répondre en citant

Celui la, aussi pour l'école, devait etre inspiré d'une image du manuel, et yavait un canot.


Sauvetage inattendu 
            Malgré sa chevelure hirsute et sa barbe drue, le naufragé tremblait dans son short usé et sa chemise délavée. Sur sa petite île, où il avait échoué quelques années plus tôt, la météo était une traîtresse qui pouvait vous donner une journée cuisante suivie d’une nuit à faire geler un ours. L’homme désormais sauvage le savait bien, mais il s’était aventuré trop loin sur la plage et la marrée montante l’avait coincé dans une crique rocheuse. Il se retrouvait avec comme seules possessions son attirail de pêche et ses pierres à feux dont il ne se séparait jamais.            Il fixait le ciel nuageux avec fatalité, se maudissant d’avoir été trop loin si tard, lorsqu’une ombre obscurcit le reflet de la lune sur l’océan. Notre homme se déplia de sa position fœtale pour scruter le large et ne reconnut l’objet qu’après qu’il ait échoué sur la grève : c’était un canot de bois.
            Il y avait belle lurette qu’il n’avait pas vu d’objet semblable. Il avança de quelques pas, se frottant les bras pour se réchauffer. Un canot… comment avait-il pu arriver jusque là? Il réalisa soudainement ce que cela représentait : ce don du ciel allait le sauver de sa misère! Oui, cette embarcation était son salut; Dieu avait eu pitié de sa situation et lui avait envoyé  de quoi y remédier, c’était la seule explication rationnelle qu’il put trouver.
L’ermite était maintenant devant le petit bateau, le fixant avec une expression béate. Il tendit la main vers lui, tâta son bois. Il était très sec pour un bateau qui venait de traverser la mer. Seul le fond était humide à cause du contact direct; c’était parfait. Le naufragé entreprit de le tirer jusqu’aux rochers, où il le renversa. Il sortit ses silex et en tira quelques étincelles en se disant que définitivement, ce canot arrivait à point pour le tirer de son infortune.
Alex Filion 
2008/09/22 


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Alex


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Inscrit le: 04 Nov 2008
Messages: 68
Localisation: Boucherville

MessagePosté le: Mer 7 Jan - 00:56 (2009)    Sujet du message: Textes Répondre en citant

Finalement, celle-ci, je ne l'aime pas beaucoup personnellement, usage de la première personne (berk) et d'un sujet plate, mais je vous la met quand même Smile

Méfiance mal placée 
 
 
Il n’est pas onze heures que le soleil est haut comme à midi. Malgré la forte lumière, le vent frisquet de fin septembre me fait frémir. Une légère brume recouvre la banlieue. C’est un temps parfait pour aller prendre ma marche matinale du dimanche, à condition de me couvrir un peu. J’attrape donc mon vieux sweat-shirt gris, en descends les manches jusqu’au bout de mes doigts, remonte la fermeture sous mon menton et enfonce le capuchon par-dessus mes yeux. Bien qu’il soit un peu miteux et parsemé de trous, il me tiendra au chaud pour ma randonnée. J’ajuste le volume de mon baladeur et je quitte la maison dans l’espoir d’y revenir avec les pieds en sang.Il fait beau, je suis d’une humeur incroyable! Je remonte le rue principale avec en tête l’idée d’aller à la boutique de disques, quand une fille arrive vers moi par la rue perpendiculaire. Je lui jette un coup d’œil puis poursuit ma route. Ah, il fait beau, vraiment! J’incline mon visage vers le soleil pour en faire profiter ma peau. La demoiselle me dépasse, marchant sur le trottoir opposé, puis bifurque sur la rue à droite. Ça tombe plutôt bien, car je dois justement emprunter cette route de campagne ombragée pour me rendre au magasin. Je m’engage donc sur le chemin, fredonnant l’air qui résonne dans mes oreilles.
Tout à coup, ma compagne de route, qui à déjà une dizaine de mètre d’avance sur moi, jette un œil par-dessus son épaule. Ça ne prend pas dix secondes qu’elle traverse de l’autre côté de la rue! J’aurais compris si elle m’avait surpris à lui admirer le derrière, mais je ne suis pas de ces grossiers personnages qui sifflent les dames. Elle a adopté une cadence plus rapide et me distance maintenant d’une cinquantaine de mètres. Je crois ne pas pouvoir être plus offusqué lorsqu’elle porte le coup de grâce à mon amour-propre : elle se met à courir jusqu’à ce qu’un bon demi-kilomètre nous sépare. Désappointé, je décide de prendre un raccourci et traverser le champ en solitaire plutôt que de lui imposer ma présence.
*** 
La Chrysler beige s’arrêta à sa hauteur environ, alors qu’elle reprenait son souffle.-Qu’est-ce que vous avez, mademoiselle?
-Oh, trois fois rien, un garçon louche me suivait. Avec un gros coton ouaté dissimulant son visage… j’ai pris peur.
-Je vois… je peux vous déposer quelque part?
La jeune fille jaugea l’homme du regard : la cinquantaine, un bel habit, de grands yeux bleus et les cheveux déjà blancs, avec un sourire trop grand pour sa mâchoire. Sûrement quelqu’un de respectable.
-Oui, merci. Je vais au centre commercial.
Elle monta à bord et boucla sa ceinture, trop contente d’échapper à son poursuivant. Son chauffeur appuya sur le bouton de verrouillage automatique des portes.
-On n’est jamais trop prudent, de nos jours. Vous avez vous-même vu le genre d’individus dangereux qui circulent, expliqua-t-il.
La voiture ne s’arrêta pas au centre commercial.
Quelque part dans le champ, le jeune homme, accablé par la chaleur qui s’était accentuée, retira son chandail, découvrant un visage aux traits doux et de longs cheveux d’artiste. Il huma l’air, sourit de satisfaction et poursuivit sa marche.
Alex Filion 
2008/09/21 
Fiction inspirée d’un fait vécu (ouais, la première parti, j'ai vraiment été vexé) 


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